> Français> Un lieu chargé d'histoire

A la séparation des biens de l’église et de l’état, le Palais épiscopal fut la propriété de personnes qui vécurent de la vente du mobilier des Evêques, qui se trouve dispersé dans toute la région. Les bâtiments furent utilisés au début de ce siècle, et jusqu’à l’achat par Monsieur Valent, par les habitants du village comme remises et comme poulaillers, des porchères furent édifiées dans le parc qui ne fut plus entretenu.
Les descendants mirent alors en vente l’ensemble de cette propriété qui était tombée en désuétude, le seul portail donnant sur l’extérieur était bloqué et de l’avenue, il était impossible, vu la végétation, de discerner le moindre bâtiment.

Le domaine resta en vente plusieurs années. Un acheteur potentiel signa bien un sous-seing privé mais l’appréhension des travaux à effectuer fit que la vente, durant 5 années, ne fut pas effective. En effet, des figuiers énormes avaient poussé sur les toits, les broussailles dans le parc étaient légion, les charpentes très délabrées, les fenêtres occultées suite à l’impôt sur les ouvertures.
Un ami de Monsieur Casimir Valent, en 1949, lui fit part de la possibilité de monter une affaire sur ce site, Monsieur Valent alors propriétaire du Grand Hôtel de France à Limoux vint visiter et malgré son courage ne fit pas l’affaire à cause des travaux à réaliser. Mais le cadre était là et le courage remarquable de l’homme firent qu’il revint 1 an après sur sa décision et en 1950 l’affaire fut conclue.

Les travaux furent entrepris immédiatement sur les points importants : la grille d’entrée actuelle fut installée, le parc débroussaillé et mis en valeur, les porchères et remises abattues, les charpentes et toits révisés, les fenêtres rouvertes, une partie de l’Orangerie cédée aux "Ponts et Chaussées" pour élargir l’avenue Nicolas Pavillon.

En 1951, l’ouverture de l’Hostellerie de l’Evêché eut lieu dans l’ancien Palais Episcopal, tel qu’il se présentait du temps des Evêques, 10 chambres avec peu de confort, mais qui furent louées journellement, étaient aménagées dans leurs anciens appartements.

Cette situation dura 3 ans, et, en 1953 une tranche très importante de travaux fut entreprise : démolition de l’Orangerie en totalité, seuls furent récupérées et numérotées les pierres des encadrements des ouvertures actuellement visibles et le bas du mur nord de la bâtisse. Après 18 mois de travaux, un restaurant au rez-de-chaussée et un hôtel de 20 chambres au 1er étage avaient vu le jour dans un bâtiment de 45 m sur 10.

Au mois d’avril 1955, l’ouverture de l’Orangerie avait lieu, cette partie de l’Hostellerie était utilisée jusqu’à ces dernières années à la saison froide car c’était la seule à être équipée de chauffage central. Donc un déménagement avait lieu deux fois par an, pour cette raison, avec l’ancien Evêché.

Tous les hivers, à la saison calme, des travaux de réfections sont effectués sur les bâtiments et sur le parc, de la date d’achat à 1967, soit 17 années.

En octobre 1962 la réfection totale de l’ancien Evêché a lieu : après déménagement de tout le mobilier et abattage de toutes les cloisons un étage supplémentaire est créé en abaissant le plancher des combles d’un mètre ; l’hôtel actuel naquit et passa de 10 à 23 chambres équipées par moitié de salles d’eau (la demande à cette époque est d’une chambre avec confort : bain-w.c., pour 9 chambres simples : lavabo-bidet). Tous les corps de métiers sont présents sur le chantier, M. Valent organise ce dernier et coordonne les travaux des 30 à 40 ouvriers présents journellement sur le site. Son épouse, sa fille et son gendre M. Limouzy, s’occupent du commerce dans l’Orangerie.

En juin 1963 les travaux sur l’Evêché sont terminés. Les pensionnaires sont nombreux et se délassent dans ce havre de paix et de verdure, les demandes de banquets affluent, fin des années 60 et 70 l’engouement pour l’Espagne draine beaucoup de clients de passage qui deviennent parfois de futurs pensionnaires.

Par la suite, la création de l’autoroute des deux mers et la déviation du village d’Alet en 1978 portèrent un rude coup à l’entreprise. Une nouvelle politique de gestion est ébauchée dans les années 80 avec l’arrivée de Christian Limouzy sorti du lycée Hôtelier des Pyrénées de Toulouse aidé de son épouse Yolande formée au lycée Hôtelier de Tarbes, quelques aménagements furent entrepris pour répondre à la demande de la clientèle de plus en plus importante pour les chambres avec confort au détriment des chambres simples.

L’Orangerie, de 4 chambres équipées passa à 8 dans un premier temps et sur l’Evêché, de 6 on passa à 12.
La demande pour accueillir des groupes à la saison fraîche, et le besoin d’harmonisation des chambres se faisant sentir, une tranche de travaux supplémentaire était programmée afin d’offrir à la clientèle un bon équipement 2 étoiles avec téléphone direct, W-C. bain ou douche dans toutes les chambres .

Des investissements très importants ayant été réalisés au niveau des normes de sécurité et faute de finances suffisantes, la partie "confort" n’a été faite qu’en 1998.

Depuis des aménagements et des travaux d’entretien « moins importants » sont réalisés chaque hiver.

Voilà l’évolution de cet établissement qui a été et demeure un des fleurons de l’hôtellerie et de la restauration de la région, ne serait-ce que pour son cadre unique et ses arbres séculaires.


  
 
 
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